Ma première caniche naine

Exposition en Hollande

Little

Pendant que les copines voulaient visiter Rotterdam, je ne sais pas comment, mais j’avais trouvé à inscrire mon chat persan noir Little a une exposition féline et c’était sa première exposition en tant qu’adulte.

La concurrence était rude, mais mon petit mâle noir a fait son titre de CAC de championnat devant quelques concurrents. Le meilleur de couleur était fait par un gros mâle noir : magnifique, d’un noir de jais de la pointe jusqu’à la racine du poil
Je ne comprenais pas. Je regardais Little parce qu’à la racine du poil, il était un petit peu grisonnant quand même.

Un exposant parlant français couramment m’a donc expliqué que ce chat est teint et que pour avoir une fourrure magnifique, énorme pour la saison, il passait son temps au frais à la cave pour ne pas qu’il prenne du roux avec le soleil.
Je ne sais pas si c’est vrai : la teinture, c’est certain, mais la cave, c’est peut-être tout bêtement une pièce climatisée au rez-de-chaussée de la maison.
Toujours est-il que j’ai mis un doigt ce jour-là dans les magouilles des expositions. Et encore, ce n’est vraiment rien par rapport au chien.
Pour ma part, j’étais trop contente. Mon chat a fait son premier CAC à l’étranger et en plus avec de la concurrence.

Gilly

Gilly

Suite aux conseils de notre vétérinaire du moment, que personnellement je n’aimais pas (c’est épidermique quand je n’aime pas, je n’aime pas, mais j’y reviendrais.), qui nous avait dit que les grands caniches ne se vendaient pas, et que pour monter un élevage, il fallait des petits caniches, nous avons contacté un éleveur renommé que nous suivions pour son grand caniche en expo. Un toilettage sublime. Je pensais un éleveur de rêve … Que nenni.

Nous lui demandons une chienne pour aller en exposition pour accompagner Flocon, notre grand caniche blanc : il nous propose une chienne caniche naine grise de 11 mois. Génial ça ! Je pensais qu’elle serait comme Flocon, en démarrage de coupe d’expo. Nous étions tellement contents de l’éleveur à Flocon (Fast de la ferme de l’ecuelle) de nous avoir vendu cette boule d’amour, je pensais que les éleveurs étaient contents de voir sortir leurs chiens en expo.

Mon père nous emmène tous et en route pour aller chercher cette merveille.
Arrivé sur place, je suis refroidie de suite, mes parents non, ils achètent la chienne … tondue très court et n’importe comment. Cela se passe en 15 mn dans un couloir, juste le temps de payer.
Morphologiquement, elle est bien, mais elle est d’une timidité maladive, elle ne s’en remettra jamais, elle n’ira jamais en expo, trop craintive. C’est le revers des éleveurs « renommé », genre d’éleveur que pour ma part, je fuie.
Je ne suis pas contre qu’un chien soit timide, voire même craintif, mais il aurait été plus normal de prévenir et de ne pas vendre pour exposition. Chaque chien a son caractère, mais il faut savoir choisir la bonne personne et ne pas vendre … pour vendre.

C’est ainsi que Magicstar Gilly Silver Flower est venue agrandir notre petit groupe de toutou
Vous retrouverez Gilly dans nos lignées de petit gris (les chiens, pas les escargots)

Glinka

Glinka

Me voilà en décembre 1991.

J’ai donc deux grands caniches blancs Flocon un magnifique mâle inscrit LOF et Fidji notre première grande caniche blanche qui est non lof.
À cette époque très lointaine (mais quand même pas des dinosaures), les réseaux sociaux étaient inexistants et la recherche d’animaux se passait par le petit journal local.
J’avais l’habitude de mettre des feuilles de papier journal sous la litière des chats pour une meilleure absorption et pour faciliter le nettoyage et en déposant mon papier journal, mon regard a été attiré par une petite annonce pour des grands caniches.

Ma mère a appelé, elle s’est renseignée et on a dit qu’on arrivait.
Enfin presque parce que c’était quand même encore le matin et nous ne pouvions partir qu’en début d’après-midi. Et il y avait un peu moins de 3 heures de route. Une broutille !
Un petit mot sur la table de la cuisine pour mon père pour dire que nous risquons de revenir très tard. Et effectivement, on est revenu environ vers minuit avec la petite chienne.

Quand je dis petite, en fait, c’était la plus grosse de la portée et elle avait un poil différent des autres. Beaucoup plus épais beaucoup plus laineux.
Elle s’appelait Galaxy Princesse Royale et nous l’avons appelé Glinka.

Glinka a été une révélation pour nous et j’ose dire aussi pour les autres, car elle était très particulière, mais ça, je vous l’expliquerai la prochaine fois …

Notre première caniche cordée

caniche cordé

Galaxie Princesse Royale, que nous appelions Glinka, a été notre première cordée : elle n’avait pas le même caractère, ni le même poil, ni la même morphologie que nos autres caniches frisés. Les caniches cordés ont souvent une cage thoracique moins développée, ou tout au moins, ils mettent plus de temps à « s’éclater ». Ils ont un caractère infantile beaucoup plus longtemps. Tout au moins sur ma lignée.
À cette époque, il n’existait pas de caniches cordés blancs, mais j’avais vu sur des vieux bouquins, sur des vieilles photos des chiens aux poils tortillés : je me suis dit que c’était des chiens d’avant, mais que ça n’existait plus ! Et pourtant, quand je regardais ma chienne qui avait un poil bizarre, plus j’y pensais, plus ça me trottait dans la tête ; le rapprochement avec ces chiens me faisait penser que j’avais une cordée, mais ce n’était pas possible ! Idée farfelue !
Tout le monde nous disait, et la présidente du club y compris, que les cordés blancs n’existaient plus car ils étaient stériles.
Nous n’arrivions pas à l’entretenir comme les autres, mais nous nous obstinions à passer le peigne pour l’emmener en exposition. Après deux heures de brushing, Glinka se retrouvait toute frisée.
Personne ne pouvait nous donner des conseils valables et un jour, ce fut la goutte d’eau qui fait déborder le vase, nous avons eu des remarques très désagréables sur le fait que nous ne savions pas faire un brushing. Or, nous présentions sur le ring Flocon, notre mâle grand caniche frisé, et lui ça allait très bien.
De guerre lasse, nous avons jeté le peigne et 15 jours après nous voyons le poil se regrouper en petits paquets et se tortillonner, même le poil de ses oreilles. Oui, nous avions bien un chien cordé.
En photo : vieille gravure de caniche cordé

l’avantage d’avoir un chat blanc

Grisly

Ma persanne blanche Grisly était … blanche et portait un nom à rallonge : Garnuchette Piguy Girl de la patte de Velours.

Je l’avais récupérée malingre, toute misérable petite chose … Mais elle était devenue une belle jeune chatte.
J’ai donc démarré les expositions avec cette petite chatte et c’est là que mon histoire commence.

Pour emmener un persan bien blanc en exposition, il fallait la laver … toutes les semaines. Et la cosmétique à l’époque n’était pas celle de maintenant. Alors quand des amoureux des temps anciens hurlent à l’heure actuelle sur les forums qu’un animal ne se lave pas … ça me fait doucement rire.
Bref, que je vous raconte, impatients que vous êtes …

Dans la maison de Tours, quand j’étais en EJP (un mode d’EDF pour payer pleins pots 22 jours par an et moindre le reste du temps), je faisais un chouette feu de cheminée. Mais je faisais comme avant, pas d’insert, juste un petit paravent et devant le paravent … du beau parquet en bois. On y faisait cuire des châtaignes … plaf plaf … trop bien.

Bref, ce soir-là, cheminée éteinte, je préparais Grisly pour une exposition le lendemain : il fallait qu’elle soit blanche nickel. 2 shampoings, et surtout plus d’une heure à la sécher avec mon petit séchoir à main pour humain (ben oui j’étais étudiante, quoi).

Un petit feu de cheminée, ça permettra de sécher mieux la miss.
Je descends chercher du bois à la cave et quand je reviens, je trouve Grisly vautrait DANS la cheminée à se rouler dans tous les sens …
Adieu feu de cheminée et rebelote pour 2 shampoings et plus d’une heure de séchage… je l’aurais tuée.

Première portée de chatons persans

ma première portée de chats persans

La première portée de mes chatons, je ne les ai pas vu naître, j’étais dans ma chambre universitaire en Hollande pour mon stage. C’était il y a 32 ans.
Là où les autres étudiants affichaient sur leurs murs des posters de leurs idoles, de leurs artistes ou de leur sport préféré, ma chambre d’étudiante était tapissé de photos (argentiques évidemment) de mes petits chatons que je ne voyais pas grandir.
Heureusement, je suis rentré de mon stage et j’ai appelé l’éleveuse de Fanchon, la maman, pour différencier les sexes.
Les sexes des chatons se voient très bien à la naissance puis la fourrure poussant, il peut y avoir risque d’erreur.
Là encore, je me suis retrouvé face à du langage vis à vis des animaux qui m’a choqué, le même langage que celui pour Glamour, que je vous ai compté auparavent.

Je n’en veux pas à cette éleveuse qui adore les animaux, mais quand elle m’a dit que ce chaton là (tout petit, 20 jours à peine) c’était de la merde et qu’il fallait lui trouver rapidement une famille, je me suis sentie comme une maman qu’on critique son petiot. Très triste.
Je suis toujours un peu étonné à l’heure actuelle de lire sur des groupes d’élevage que les éleveurs s’affolent parce que leurs chatons, mais surtout leurs chiots ne sont pas vendus à 3 mois. J’ai encore le souvenir de mes débuts : il n’y avait pas Internet, c’étaient des annonces par petits journaux. Il n’était pas rare que les derniers de la portée partent largement après l’âge de 6 mois.
Mes 3 chatons sont partis de chez moi à 5 mois, 6 mois et 10 mois.
Je vous détaillerais un peu cette portée, la prochaine fois, car ça vaut quand même le coup d’expliquer un peu.