Portées 2025 … pas forcément reposant
Retour du véto avec deux radio

Le bout de la patte de Pachou est bizarroïde, on tente un traitement antibio voir si ça fonctionne. Si ça ne fonctionne pas, ce sera certainement retrait du doigt si c’est plus sérieux, si c’est un carcinome épidermoïde (mais d’après la radio, non). Pas de pus, mais gonflé, mais pas de lyse non plus. J’ai acheté aussi de l’hexamidine transcutanée pour lui faire trempette de son bout de doigt. Donc antibio 21 jours et on voit. Je vais lui rajouter une infusion de thym en prime.
Pachou a eu droit à une séance de calinothérapie avec la véto, car sa fourrure est une vraie invitation à plonger dedans.
La seconde radio est celle de Cantate, toute petite naine limite toy, et elle a bien un chiot, mais unique et déjà très gros à 58 jours. Pour une fois, je vais suivre sa courbe de température et certainement césarienne en vue. Je fais très rarement des radios, mais là, j’avais un doute sur un gros chiot ou deux. Deux ça passerait certainement, mais vu la taille du chiot, là, c’est moins sur.
Je n’ai eu qu’une portée en juin 2024, je ne vais pas être débordée par ses chiots. En espérant que tout se passe bien en prime. Wait and see.
C’est passé !!! Pas de césarienne ! Je n’ai jamais vu un bébé naître aussi vite en étant aussi gros. Le temps d’aller ouvrir la porte aux autres chiens pour qu’ils aillent dehors et une petite femelle noire et blanche est née. Pourtant, elle est grande pour la maman.
Ce n’est pas reposant une gestation

Je continue sur ma vie actuelle pour vous expliquer un peu ce que subi un éleveur. J’essaie au maximum toujours d’avoir deux femelles saillies en même temps.
En effet, il faut toujours prévoir le pire (et parfois, les pensées négatives et le stress prennent le dessus.) : mort d’une mère, trop de chiots pour l’une, pas assez de lait. La synchronisation des portées permet également de faciliter la socialisation des chiots en leur proposant les mêmes exercices qui correspondent au même âge.
Mais cela veut aussi dire le double de manque de sommeil, car au moment de la mise-bas, je ne dors que d’une oreille. Chaque grattouillie, chaque petit bruit pouvant faire penser à une mise-bas imminente me réveille. La seule chose qui me fait bondir du lit est l’odeur caractéristique d’une chienne en train de mettre bas.
Alors, oui, on peut faire des dosages de progestérone, prendre la température matin et soir, et tout autre moyen, mais je considère que l’élevage pour moi doit rester un maximum naturel. Et donc au lieu de faire suer la future maman, je préfère surveiller d’une oreille.
Après, c’est ma façon de faire ça ne veut pas dire que ça soit la meilleure.
Certains éleveurs vont prendre des vacances pour mieux pouvoir accoucher leur chienne, j’avoue que je ne suis pas une hyper stressée et que j’arrive toujours à gérer mise-bas et travail. Et puis j’ai des clients à mon salon de toilettage qui sont super, mais vraiment super sympa.
Rares sont les fois où une chienne va accoucher en pleine journée, souvent, c’est la nuit ou le soir ou le matin et donc je peux passer une nuit à blanc et retourner travailler le matin. Le plus dur, c’est quand même de cumuler deux mise-bas de chiennes assez rapprochées, mais au final pour la suite, c’est beaucoup plus facile.
Donc, voilà, Ouatine est à son 61ème jour après la saillie, et elle continue sa petite vie, sauf qu’elle ne peut plus sauter avec son gros bidou.
Voilà, c’était ma petite explication du jour sur ma vie d’éleveurs de toutou.
Photos du bébé à Cantate, petit bébé qui est le seul pour le moment et qui, grâce aux chiots qu’attend Ouatine, aura une meilleure sociabilisation qu’un chiot tout seul car les interactions entre chiots sont très importants pour le développement mental du bébé.
Ce n’est pas forcément reposant une mise-bas

Cantate a eu son chiot très rapidement, elle s’en occupe très bien, c’est une mise-bas idéale. Mais je savais que pour Ouatine, ce ne serait pas le cas puisqu’elle a déjà eu des portées et je sais qu’elle ne défait pas la poche amniotique : et si le chiot naît sans que la poche ne soit percée alors que le placenta est décollé, il meurt noyé. Donc il fallait absolument que je sois présente. Pour couronner le tout, Ouatine est une chienne qui va gratter et faire son nid au moins deux, trois jours, voire 4 jours en avance ; la seule façon de savoir quand elle va avoir ses chiots réellement est quand elle va couiner pour que je ne l’abandonne pas et dans ce cas-là, dès que je quitte la pièce, elle va hurler pour que je reste à côté d’elle.
Comme elle a besoin de ma présence, je sais que quand je travaille, elle va se « retenir » d’avoir des chiots elle va attendre que je sois là soit le soir, soit quand je suis disponible. Ce n’est pas le cas de toutes les chiennes.
De ce fait, je suis un peu bloqué à la maison pendant 3-4 jours et la nuit, c’est encore pire parce que dès qu’il y a un bruit et ça me réveille parce qu’elle peut accoucher la nuit comme beaucoup de chiennes.
Dimanche, je venais de finir de toiletter Lady love, j’étais encore dans le salon de toilettage, il devait être vers midi et elle s’énervait de plus en plus dans son parc : car quand je toilette, elle est dans un petit parc sous surveillance vidéo.
La mise-bas était enclenchée, car Ouatine a besoin de bouger, au contraire de certaines chiennes qui ne veulent pas quitter leur « nid ». Elle a cherché tous les petits recoins dans la salle à manger et du coup elle est retournée dans son parc.
Il y avait une boule qui sortait de la vulve et ça, je n’aime pas beaucoup, car quand il y a une boule remplie de liquide, ça peut être le chiot qui est dedans cette poche, mais qui est coincé et seul un morceau de poche ressort. Ça arrive très fréquemment sur les petites races. il arrive malheureusement que quand le chiot arrive à sortir, il soit mort parce qu’il a été trop longtemps coincé. J’ai donc été soulagé de voir qu’en fait, c’était la poche des eaux qui a percé et le premier petit chiot, le petit mâle est né à 13h30. Un quart d’heure après à 13h46, le second chiot est né. Repos de la maman, j’en ai profité pour aller manger, et le troisième est sorti à 15h26 . À la palpation je ne sentais plus rien, mais parfois le chiot est engagé et donc on ne peut plus vraiment le sentir à la palpation. Le dernier est né à 16h55. Tout est bien qui finit bien.
La période nurserie

Le fait d’avoir une mise-bas ne s’arrête pas à la naissance des chiots.
Que ce soit Ouatine ou Cantate, les contractions vont bien malaxer les intestins et en général, en plein milieu de la nuit, pendant quelques jours, elles vont couiner pour que je les sorte en pleine nuit alors que d’habitude elle se retiennent très bien.
De la naissance et jusqu’à une semaine pour certaines portées, en général jusqu’à 3 jours, je ne dors que d’un œil (ou plutôt d’une oreille) car la mère peut être épuisée et écraser ses chiots ; dans ce cas-là, le chiot va hurler et je vais le dégager. Le couinement est différent du chiot qui se bataille avec la fratrie pour atteindre une bonne mamelle. Au bout de 3 jours, souvent, c’est bon.
Mais ça, ça dépend des mamans, car il y a certaines chiennes, tout de suite elles réagissent.
Les petits chiots vont également hurler parce qu’ils vont être complètement perdus à 2 millimètres de leur maman (si si, même pas 1 cm) : ils fonctionnent à l’odorat pour ramper vers maman dans un réflexe de fouissement.
Ils vont couiner jusqu’à temps qu’ils retrouvent la chaleur du ventre de la maman. Et Ouatine est marrante, car elle va les chercher dans sa gueule.
Beaucoup d’éleveurs, voir la quasi-totalité, chauffent la portée, par des lampes infrarouges ou tout autre système de chauffage. Certains le font, car ils suivent les directives (oubliant que dans la nature, les chiots naissent sans chauffage et que de trop fortes températures incommodent la mère) ou en raison de l’herpès virus (et là, c’est primordial.). Personnellement, j’augmente la température de la pièce à environ 21, je n’ai pas besoin de chauffer énormément, car si la mère a plusieurs chiots, les chiots se tiennent chaud. Pour un chiot unique, je peux mettre une corbeille chauffante. Par contre, pour Cantate, je l’ai mis devant le convecteur, car elle a un seul chiot, mais costaud et dodu, sur une couverture polaire bien chaude et comme ça le petit chiot n’a pas froid. S’il a besoin de chaleur, il s’enfouit dedans comme il le ferait avec sa fratrie.
Si le chiot a froid ou ne tète pas assez, il peut tomber en hypothermie et dans ce cas la mère va systématiquement le repousser même si le chiot est viable parce que dans la nature seuls les forts doivent survivre.
Cet instinct reste chez les mamans et donc à la naissance, si un chiot est froid, elle va systématiquement le rejeter : il ne pourra pas téter et va mourir. Il est donc primordial de vérifier que les chiots soient bien chauds.
Il faut bien différencier un chiot qui est froid, car il vient de naître mouillé, et dans ce cas, il suffit de le réchauffer, d’un chiot que la mère va repousser systématiquement parce que pour elle, il n’est pas viable. Si on s’acharne à vouloir faire vivre ce chiot, ce que l’on fait en général, souvent le chiot meurt dans les jours qui suivent.
C’est pour ça que tant qu’ils n’ont pas 15 jours d’âge, rien n’est gagné.
le biberonnage de mon chiot

Quand on voit des chiots, des chatons, se faire biberonner, c’est mignon, c’est rigolo, mais en tant qu’éleveur, je vois également les inconvénients, c’est-à-dire tous les problèmes qui peuvent y avoir avec le biberonnage.
Personnellement, j’évite au maximum de biberonner, car au lieu de sauver le chiot ça peut le tuer. En effet, le gros risque de biberonner est que le lait remonte par le nez : quand il y a un « trop-plein », si le lait remonte par le nez, ça peut retomber sur les poumons et provoquer une pneumonie qui est souvent mortelle pour un chaton ou un chiot.
D’autre part, il n’y a rien de mieux que le lait maternel, et même si les éleveurs trouvent toujours des laits meilleurs que les autres, voire même du lait de chèvre pour certains, je préfère limiter au maximum le biberon pour favoriser la tétée.
Mon petit chiot était repoussé par ses sœurs, il avait du mal à atteindre la tétine et j’aurais pu le tenir le temps qu’il tète, mais je voulais être sûr aussi qu’il prenne bien une quantité correcte de lait pour avoir assez de force par la suite pour téter correctement.
Au début, c’était toutes les trois heures, puis j’ai espacé petit à petit et quand enfin, je l’ai vu bien accroché à la mamelle, j’ai surveillé uniquement le ventre et sa condition corporelle pour le supplémenter s’il y avait besoin.
J’ai trouvé un chouette biberon avec la marque biocanina (je n’ai jamais trouvé de biberons aussi bien.) donc ça a été très bien.
À l’heure actuelle, je ne donne plus le biberon : il tête allègrement sa maman.
La période de sevrage

La période de sevrage est une période délicate et transitoire.
Jusqu’à présent, la maman s’occupait de tout : laver les chiots, tenir propre le nid, et les chiots passaient leur temps à téter. Tout était calme et les chiots ne crapahutaient pas partout.
En général, la période de sevrage se passe très bien. Je laisse les croquettes à disposition et quand les chiots sont prêts, à 1 mois d’âge, je laisse une gamelle pleine de croquettes chiots et ils vont taper dedans directement. Pour les chatons, c’est le moment de mettre une litière adaptée à leur taille aussi.
Quand il y a des petits chiots ou des petits chatons en poids, dans ce cas, je préfère faire de la bouillie pour ne pas qu’ils s’étouffent avec une croquette, jusqu’à temps qu’ils soient plus importants en poids.
Ceci dit, la taille ne veut rien dire, j’ai effectivement perdu un chiot caniche toy de … 8 mois avec des « croquettes chiots spécial mini », de toutes petites croquettes. Une fausse déglutition arrive à tout le monde et est très rapide. Depuis, je donne des croquettes plus grosses, il y a moins de risque de fausse route. C’est souvent le cas de goinfres, c’est pourquoi je préfère laisser des croquettes en libre-service, ça évite que les chiots se jettent dessus et avalent à tout-va.
Mais je vais vous raconter une anecdote avec un de mes chatons persans.
J’avais un petit chaton qui avait plus d’un mois passé et impossible qu’il mange, pour moi il ne voulait que téter. À l’époque, je faisais systématiquement de la bouillie et donc j’ai essayé d’abord le biberon, il se débattait et le refusait, j’ai mis de la bouille, niet ! j’ai voulu lui en mettre de force dans la gueule avec mon doigt et il recrachait tout. Bref, c’était une vraie galère et il continue à téter la maman. Mais il ne pouvait pas la téter à vie !
Et un jour quand je suis rentré assez rapidement dans la pièce, je l’ai vu gentiment attablé devant les croquettes de la maman, mais des grosses croquettes adultes qu’il était en train de croquer gaiement et en fait, il ne voulait pas des croquettes chaton !!
Depuis ce jour, j’ai laissé tomber la bouillie pour mettre des croquettes en systématique sauf pour les tout-petits sujets.










