L'affixe d'un élevage

Tout dire … ou bien se taire sur les expositions canines

Prenez une chaise, installez-vous, je vous explique absolument tout

Préambule : les expositions canines

Vous venez de choisir un chiot caniche issu d’un élevage réputé.  Et vous vous demandez si vous pouvez l’emmener en expo. Et bien pourquoi pas ! Je vais vous expliquer le fonctionnement des expos, surtout pour les caniches. Je dis pour les caniches parce que suivant les races de chiens, les titres décernés ne le sont pas toujours de la même manière.

Et en prime ils inventent des titres de championnats ou des classes qui n’existaient pas avant. Dans peu de temps, une nouvelle classe va faire son apparition.

A partir de 2027, une nouvelle classe pour les chiens présentés en exposition par leur propre éleveur s’appellera « Bred by Exhibitor » (en français : « Classe Élevée par l’Exposant »). Elle sera réservée aux chiens nés et élevés à l’éleveur qui les présente, afin de mettre en valeur le travail de sélection des éleveurs. Depuis août 2023, les caniches toy ne sont plus jugés toutes couleurs confondues en exposition en France, mais séparément selon leur couleur.
Je vous invite en premier lieu à aller visiter une exposition avant d’engager votre chien. S’inscrire directement sans avoir jamais assisté à une exposition avant n’est pas la bonne solution ! Allez au moins une fois en expo sans chien  pour observer comment les chiens se présentent, comment se déroule un jugement.
Deux sites permettent de trouver des expositions :
Personnellement, je trouve cédia plus pratique mais il faut regarder sur les deux sites si vous cherchez une exposition pas loin de chez vous.
Par contre, si vous souhaitez présenter votre chien en exposition, la première chose à faire et de trouver un toiletteur qui puisse vous faire votre chien dans une toilette assez convenable pour se présenter en ring.
Vous avez le choix entre plusieurs types de toilettage.  Consultez mon article détaillé : Toilettages des caniches et CPPF  sur le toilettage des caniches où sont mentionnés les toilettes autorisées en exposition.

Ce qu’il faut emmener pour une exposition canine

Vous vous êtes lancé et vous avez inscrit votre toutou en exposition, mais vous ne savez pas quoi emmener
Voici une liste de choses à ne pas oublier
Documents et formalités
  • Carnet de santé/vaccination du chien, à jour (l’idéal étant aussi de faire vacciner votre chien pour la toux de chenil en nasal, surtout dans les lieux fermés en hivers)
  • Carte d’exposant ou convocation à l’exposition (reçu par mail souvent, éventuellement par courrier)
  • Pince à numéro (pour attacher le numéro d’exposant), ça peut etre une épingle à nourrice par exemple, et si vous avez plus l’habitude, un brassard
  • Plan du site et horaires de passage, si disponibles.
  • les papiers obligatoires (permis de conduire, carte handicapée), carte bleu, espèces
Pour le chien
  • Gamelle et eau fraîche (pensez à la quantité pour la journée) Souvent il existe des points d’eau pour ravitailler.
  • Nourriture habituelle et friandises, très appétantes si possible
  • Sacs à déjections canines (souvent offert avec le catalogue)
  • Caisse de transport pliable ou enclos pour le repos du chien, afin de pouvoir l’isoler si besoin
  • Couverture ou housse de protection pour la cage de transport, si possible imperméable en cas de pluie
  • Serviette (pour sécher le chien en cas de pluie ou après une sortie) pour les races à poil ras surtout.
  • Tapis ou manteau rafraîchissant si la météo est chaude.
Toilettage et présentation
  • Peignes, brosses, ciseaux, éventuellement tondeuse pour les retouches de dernière minute
  • Laque (même si c’est interdit), spray volume, talc
  • Bavoir pour les chiens à poils longs ou qui bavent
  • Laisse de présentation fine et discrète, adaptée à la taille et au comportement du chien (pas de laisses ou colliers étrangleurs non conformes)
  • Collier de présentation (martingale ou semi-étrangleur avec stop, selon le règlement)
Confort et organisation
  • Tente, parasol ou abri (pour les expositions extérieures)
  • Siège ou chaise pliante pour vous
  • Casquette, chapeau, crème solaire, lunettes de soleil si exposition en plein air
  • Téléphone et/ou appareil photo chargés, voire batterie de rechange
  • Pique-nique ou collation pour vous et éventuellement pour partager
Autres conseils pratiques
  • Préparez votre tenue la veille en fonction de la météo et prévoyez des chaussures confortables.
  • Charger la voiture la veille, prête à partir, le plein fait, les pneumatiques vérifiés
  • Planifier votre trajet à l’avance
  • Arrivez tôt pour repérer les lieux et permettre au chien de s’acclimater
  • Repérer sur le plan l’emplacement du ring (les plans sont parfois mis sur facebook)
les expositions canines en extérieur
les expositions canines en intérieur

L’entrée en expo canine : mode d’emploi (ou presque)

🐾 partie 1 🚗 : Le parking

Vous pensiez que l’entrée dans une exposition canine, c’était comme aller au parc ? Détrompez vous ! Ici, c’est un peu comme débarquer à la Fashion Week… version poils et truffes humides.
Votre mission : trouver une place.
Face à cette effervescence, il est naturel qu’un non habitué avec ce type de contexte puisse se sentir désorienté, stressé, voire apeuré. Et là, je parle du maitre, pas du chien, car à l’expo, le plus stressé n’est pas toujours celui qui a 4 pattes.
Pour accéder au parking, armez vous de patience. Vous avez la bonne idée d’arriver bien avant l’heure pour être tranquille, pas de bol, au moins 50 personnes ont eu la même idée que vous et les voitures s’empilent de plus en plus, jusqu’à déborder sur les grands axes. Car l’heure ! c’est l’heure et si le parking est en intérieur, personne n’ouvrira les portes pour libérer le flot de voitures avant l’heure exacte 7h, c’est 7h, pas 6h59. Par contre, ça peut être 7h05 et la tension devient alors palpable. Si par malheur, au moment de rentrer, on vous signale que vous vous êtes trompé d’entrée, plus qu’à refaire la queue ailleurs. Et oui, il faut montrer patte blanche pour accéder à certains parkings.
Vous pensiez pouvoir foncer et vous garer au plus près, histoire de ménager votre dos et d’éviter de transformer votre trajet en parcours du combattant ? Que nenni !
Il y a toujours ce fameux placeur, le roi du gilet fluo, qui surgit de nulle part pour vous indiquer, d’un geste aussi ferme qu’incontestable, LA place prévue pour vous… tout au bout du parking, dans le gravier, à l’opposé du hall. Peu importe que vous soyez chargé comme un mulet, avec six molosses surexcités, deux chariots bancals, et que, trois mètres plus loin, il y ait un bel emplacement sur du goudron, parfait pour vos roues. Non, non, non, c’est ici, et pas ailleurs !
Vous pensiez avoir enfin terminé l’épreuve du parking ?
Détrompez vous !
Car ce placeur, maître Jedi du stationnement, ne vous lâchera pas tant que votre pare-chocs ne sera pas parfaitement aligné au millimètre près avec celui du voisin : il vous fait avancer, reculer, tourner le volant, encore un peu… stop ! Non, encore un centimètre. Voilà, là c’est parfait, la symétrie est respectée, l’ordre règne. (véridique)
Et pendant ce temps, vos molosses sur la banquette arrière se demandent si vous n’êtes pas en train de jouer à la voiture tamponneuse. et … vont consciencieusement dégueuler leurs petits dej de croquettes à force de faire des va et viens.
Résultat : vous allez devoir faire du rallye avec vos chariots dans les cailloux, les chiens qui s’emmêlent dans les laisses, pendant que le placeur vous observe, imperturbable, persuadé d’avoir sauvé l’organisation de la journée.
🐾 🚗 Étape 2 : Le déchargement
Le grand moment est arrivé : le déchargement de la voiture, ce jeu de stratégie grandeur nature où chaque exposant se transforme en champion de Tetris… version canine.
Premier niveau : extraire la cage sur roulettes, dans laquelle votre caniche, sceptique, s’installe avec l’air de celui qui n’a rien demandé. Ensuite, vient la table de toilettage, indispensable pour garder la coupe “nuage” impeccable, suivie de la valise à matériel : brosses, peignes, sprays, sèche-cheveux, serviettes, et bien sûr, la boîte à nœuds colorés (on ne plaisante pas avec le style).
Mais ce n’est pas fini ! Il faut encore caser la chaise pliante (pour les longues heures d’attente), le sac à friandises, la gamelle, la bouteille d’eau, le plaid, et le parapluie (parce qu’il pleut toujours à l’expo). Le tout doit tenir sur un seul chariot, qui menace de basculer à chaque virage.
Vous avancez, chargé comme un mulet, en évitant les nids-de-poule du parking, la cage qui se coince dans le gravier, la table qui décide de se barrer toute seule, et votre caniche qui, dans sa cage, observe la scène avec le regard narquois de celui qui sait qu’il sera, quoi qu’il arrive, la star du ring.
Bref, le déchargement à l’expo, c’est un savant mélange de logistique, d’équilibre et de self-control… et si vous réussissez à tout amener d’un seul coup sans rien faire tomber, vous méritez déjà la coupe du meilleur exposant !

Et là, c’est le drame : vous voilà, trempé jusqu’aux os à l’entrée de l’expo, prêt à affronter le contrôle véto… quand soudain, révélation : les papiers sont restés bien au chaud… dans la voiture !
Vous lancez un regard désespéré à votre caniche, parfaitement au sec dans sa cage sur roulettes, qui vous observe d’un air royal, presque moqueur, comme pour dire : “Courage, humain ! Moi, au moins, je suis coiffé et au sec pour le grand jour…”
Allez, demi-tour sous la pluie, slalom entre les flaques et les cages, pendant que votre caniche, lui, profite du spectacle… et que vous, vous rêvez d’un parapluie XXL et d’une mémoire de poisson rouge un peu moins performante !
🐾 Étape 3 : Le contrôle vétérinaire 
Parfois, c’est la version « entrée libre » :
Un vague « Carnet de vaccination ? Oui, ça ira, suivant ! », et personne ne se demande si un autre caniche n’est pas planqué tout au fond du chariot sous la housse. En deux minutes, tout le monde est passé, même le carlin de la voisine qui tousse comme une vieille mobylette.
D’autres fois, préparez vous à vivre « Mission contrôle véto » : vingt mètres de queue sous la pluie (sinon ce n’est pas drôle), contrôle du carnet, passeport, ancêtres sur cinq générations ; il ne manque que le test ADN et la déclaration d’amour. Vous et votre canichou ressortez trempés, mais administrativement irréprochables.
Et puis il y a le top du raffinement : le vétérinaire qui palpe, gratouille et papouille chaque museau avec la délicatesse d’un sculpteur, distribue des compliments pendant que la file s’étire jusqu’au parking et que tout le monde rêve déjà d’un bon café au sec. 
Pas de véto à l’entrée ? soulagé ? Malheureusement pas : voilà le véto « embusqué » qui resurgit pile à l’entrée du ring, prêt à vérifier que votre caniche est toujours en règle trois minutes avant le passage – comme si le stress n’était pas déjà suffisant.
Et pendant que les exposants se font inspecter sous toutes les coutures, les visiteurs, eux, promènent leurs chiens en toute décontraction, sans le moindre contrôle…
Mention spéciale aux privilégiés :
— Les chiens de meute et les handleurs qui filent en bande organisée, contournent l’inspection façon commando.
— Les exposants VIP, parking privé, qui shuntent élégamment le contrôle véto en passant par l’accès express, avec le sourire de ceux qui savent.
Et parfois … il n’y a absolument aucun contrôle véto : Les organisateurs racontent que « ça n’arrive jamais »… mais tout le monde connaît une expo où le contrôle véto a été purement et simplement oublié, ou alors relégué dans un coin discret, juste « pour le principe ».
Bref, à l’expo canine, il y a autant de variantes de contrôle vétérinaire que de races de chiens… et toujours ce petit brin de folie à chaque nouvelle tentative de respecter le règlement.
Moralité : venez avec votre parapluie, votre patience… et un sens de l’humour à toute épreuve !
🐾 Étape 3 : la File d’attente
Faire la queue à une exposition canine ? Un vrai moment de convivialité… tant qu’on est à l’arrêt ! C’est là que les retrouvailles s’opèrent : on papote avec des connaissances, on commente les favoris du jour – « Celui-là, il gagne à tous les coups, c’est sûr, regarde qui tient la laisse ! – et chacun y va de son pronostic en spéculant gentiment sur la concurrence.
Mais une fois que la file avance, changement d’ambiance :
  • Il faut devenir expert en slalom, histoire de ne pas écraser un chien distrait qui zigzague à gauche puis à droite, pendant qu’un autre tiraille son maître vers une odeur mystérieuse.
  • Les charriots deviennent de véritables machines de cross : attention aux tibias, le pilote dans la file n’étant pas toujours le mieux éveillé… Et si par malheur il pleut ou que le sol est cabossé, c’est le rodéo assuré : cailloux, boss, nids de poule, et cette sensation palpitante que votre charriot menace de basculer à chaque instant.
  • Petit jeu d’agilité bonus : le slalom entre les crottes que personne ne ramasse (« mais si, elle va ramasser – ah, non… »), tout en gardant le sourire et une certaine élégance… Ou presque. de toute façon, du pied gauche, ça porte bonheur …
  • Heureusement, il y a toujours des personnes bienveillantes prêtes à prêter main forte pour redresser un charriot basculé, aider à pousser dans une côte ou ranimer le moral si la montée s’éternise.
Et parfois, pour pimenter le parcours – souvenir mémorable du Mans, dans la côte assez raide – voilà qu’une bagarre de chiens à fort caractère éclate pile au plus mauvais endroit : un vrai combat de sumos à quatre pattes entre le staff et le bas-rouge, tout le monde immobilisé avec ses charriots (seul passage obligé), impossible d’avancer ou de reculer, chacun retenant ses chiens. Quand la tempête canine s’apaise, ce sont les maîtres qui prennent le relais en s’expliquant… et ça dure … beaucoup plus longtemps … pire que leurs chiens qui eux se désintéressent l’un de l’autre une fois le conflit terminé pour eux … mais les maîtres, eux, ne lâchent rien …. et la file d’attente devient de plus en plus longue 

le contrôle vétérinaire aux expositions canines
accès aux expositions canines

Arrivée à l’expo canine 

En extérieur : mode camping… activé !

On croit naïvement que participer à une expo canine, c’est juste déposer le chien sur le ring et hop, médaille. Que nenni ! L’aventure commence AVANT même d’avoir sorti la laisse, comme vu précédemment.
Déjà, selon que l’expo est dedans ou dehors, c’est ambiance « sauna collectif » ou « camping sauvage ». En extérieur, y’a plus d’espace… du moins en théorie, parce qu’en pratique c’est festival de tentes Quechua montées à la va-vite pour se protéger du soleil ou de la pluie. Résultat : si on a pas été plus rapide que les autres, on fini sans vue sur le ring, et il ne reste plus qu’à opter pour la perche à selfie géante, ou avoir des dons de contorsionniste.
Si on a la chance d’arriver un peu plus tôt, c’est le début du fameux montage de tente, toujours sous chronomètre : on cherche le bon emplacement, on essaie de mettre la porte du bon côté, et bien sûr la météo a son mot à dire. Entre les piquets récalcitrants et le sol type béton armé, cela devient parfois un vrai sport de compétition.
Bref, avant de venir à une expo canine, mieux vaut s’entraîner à monter une tente rapidement et envisager quelques séances de camping… Juste au cas où !
Évidemment, dans la grande logique des expositions canines, ce sont toujours les grands caniches qui sont appelées avant les petits caniches — celles qui demandent le plus de temps, d’accessoires et de coiffure minutieuse. Rien de tel que de démarrer la journée en s’acharnant sur le brushing d’une caniche XXL, pendant que les races à poil court, prêts en cinq minutes chrono, doivent patienter sages comme des images pendant des heures. Organisation impeccable : pourquoi faire simple quand on peut compliquer ?


En intérieur, pas mieux…

On croit qu’à l’intérieur, ce sera plus simple. Eh bien non. C’est pire. Si on n’arrive pas assez tôt, on hérite d’une place tout au fond, coincé entre un mur et une tonne de tables de toilettages.
Et non, s’asseoir sur les genoux du voisin n’est pas une option… sauf, éventuellement, s’il est vraiment canon.
On me répète souvent : « À l’étranger, c’est mieux ! La blague. Ma première expo hors de France ? Un désastre absolu. Pas de place, aucune organisation.
Et sur le territoire français, la palme d’or des placements improbables revient sans discussion possible au Championnat de France de Montluçon en 2024.
Jamais vu ça en 30 ans d’exposition : il faut porter notre chien pour naviguer dans des allées surpeuplées : slalomer avec le chien dans les bras pour aller en ring, sans se prendre une cage dans les mollets, ni monter sur les pieds des exposants (parfois solidement campés au milieu du passage sans vouloir bouger d’un pouce). Chaque pas ressemble alors à un concours d’équilibre où l’on tente de garder son chien indemne des crocs de chiens mal lunés.
En général, où qu’on arrive, c’est toujours un emplacement improbable et on se fait éjecter par les surveillants : trop près du ring avec un chargement qui prend toute la place, devant une porte de service qui claque toutes les deux minutes, face aux WC parfumés façon « expérience immersive », ou juste à côté des extincteurs — et malheur si une roue de chariot ou un coin de chaise ose dépasser d’un millimètre, il faut bouger.
Evidement, le service d’ordre attends que tout soit bien installer pour faire bouger les exposants, sinon ce n’est pas drôle.
Plus l’expo avance, plus tout le monde lâche prise : marquages au sol ignorés, zones soi-disant interdites réquisitionnées, portes à laisser libres soudainement bloquées par trois cages et deux glacières. L’organisation parfaite… mais seulement sur le plan papier.

expositions canines extérieures
expositions canines intérieures

 En attente du jugement …

Il arrive – soyons honnêtes, rarement – ​​que tout se déroule à merveille : une belle place à deux pas du ring, le chemin goudronné idéal pour faire rouler le charriot sans perdre une roue, et de la place, même pour déployer le tapis rouge à côté de votre installation. C’est presque le rêve, surtout en extérieur.
On se dit alors que dans le meilleur des mondes, il suffit de bichonner son chien : un dernier passage de brosse, une retouche ciseaux pour les plus maniaques, ou un nuage de laque/petite couleur vite fait pour ceux qui aiment la perfection (ou tricher, mais ça, chut…).
Les exposants d’à côté sont polis, attentionnés… ils vous lancent un  » Bonjour  » sans tenter d’annexer votre carré de moquette ou d’herbe.
Mais non. Ce serait trop beau. Parce que, c’est immanquable : c’est toujours au moment où vous êtes enfin concentré sur la dernière mèche rebelle de votre chien, qui bizarrement passe toujours premier sur le ring à 9h du matin, que tous les exposants décident de venir vous claquer la bise ou d’entamer une grande discussion sur la pluie et le beau temps.

Là, deux stratégies :
  • Soit vous êtes courtois et répondez avec le sourire — et le toilettage passe à la trappe.
  • Soit vous les remballez « désolée, je prépare mon chien ! » — et vous héritez illico de la réputation « odieuse et orgueilleuse » pour toute la journée, voire la vie.
Cerise sur le gâteau : les mêmes, sorties par votre froideur, seront les premières à râler si jamais vous osez papoter gentiment alors qu’elles préparent leur chien derrière le ring.
L’amabilité, c’est à sens unique !
Et je ne vous parle même pas des visiteurs…

 

Cela me rappelle une histoire qui m’est arrivée il y a fort longtemps, avec un de mes grands caniches blancs – à l’époque où on montait encore le top knot ultra laqué ! Croyez-moi, il fallait bien une demi-heure rien que pour hisser ce chef-d’œuvre capillaire à peu près droit, surtout quand on n’avait pas la main.
Pour une fois, les grands caniches n’étaient pas les premiers à passer, donc on attendait paisiblement, le chien assis fièrement sur la table, dans l’espoir de conserver le fameux « effet brushing parfait » jusqu’au ring. Victoire : pour une fois, le top knot était réussi (et tenait encore debout).
C’est alors qu’une visiteuse très apprêtée, brushing impeccable, s’approche sans rien demander… et pose sa main pile sur le sommet du crâne, écrasant tout mon travail pour caresser la tête du chien … et écrabouille allègrement mon chef-d’œuvre. Moment de solitude intérieure… Là, j’ai vu rouge : les incivilités répétées, c’en était trop, mais stoïque, je ne dis rien. Je m’approche, et dans un grand élan de courtoisie, je plonge mes mains dans son brushing à elle, histoire de partager un peu le concept.
Scandale : « Non mais ça va pas la tête ? On ne se connaît même pas ! »

Ma réponse ? Que mon chien non plus ne la connaissait pas, qu’il aurait pu la mordre, qu’il y avait bien d’autres endroits à caresser et qu’elle voyait bien que le chien était fraîchement préparé pour le ring.
Elle est partie furieuse et stupéfaite — mais, franchement, ce jour-là, ça m’a fait un bien fou !
Parce que les visiteurs, on commence vraiment à en avoir marre de leur irrespect…

expositions canines en attente du jugement
expositions canines sur le ring

les comportements inopportuns continuent …

au niveau des toiletteurs.!

Le post d’avant, je vous ai narré comment un visiteur avait eu un comportement inapproprié.
C’est la même chose également au niveau des toiletteurs.
Je m’en souviens très bien, car c’était à Paris et le club de race avait demandé à ce que les caniches arrêtent d’être teints en exposition. Les éleveurs avaient bien joué le jeu et de fait, tous les caniches gris se sont fait ramasser par le juge parce que la couleur n’était pas homogène.
Donc, du coup, les caniches continuent à être teints.
C’est d’ailleurs la même chose pour la laque.
Revenons à nos moutons ou plutôt à mes caniches cordés.
Ce jour-là, alors que nous attendions patiemment mes chiens sur la cage, un visiteur se précipite sur mes chiens et plonge carrément la tête dans les cordes.
J’étais quand même abasourdie.
En posant la question pourquoi elle avait fait cela, elle nous a expliqué qu’elle était toiletteuse, que c’était la première fois qu’elle voyait un caniche cordé, que d’autres toiletteurs critiquaient les caniches cordés, car soi-disant, ils puaient. Et elle voulait savoir si effectivement les chiens puaient. Mais elle est repartie ravie parce que nos chiens sentaient très bon.
Heureusement que j’ai des chiens sympas parce qu’une personne qui s’écroule sur le dos d’un chien, c’est limite,je pense que le chien aurait pu se rebiffer.
Ça ne m’étonne pas qu’ils aient sous-entendu que les chiens puaient. Car en effet, quand on approche certains komondor ou puli mais pas tous, heureusement, certains chiens puent vraiment.

 

… par les exposants aussi.

Étant donné que je raconte quelques anecdotes au niveau de comportement, un petit peu spécial de certaines personnes, j’ai une petite anecdote rapide d’un exposant.
C’est vrai que j’ai de très beaux grands caniches, et ça dérange. Un jour, un autre éleveur est venu se planter devant moi (pas aimable du tout) et a dit : j’en ai marre que vos chiens passent devant les miens, faites-moi voir leurs dents.
C’était si gentiment demandé que j’ai fait voir les dents de mes chiens. Je n’ai absolument rien à cacher. Mes chiens ont des dents en DCC, c’est-à-dire dentition complète en ciseau.
J’en ai déduit que le juge lui a donné le prétexte des dents pour dire qu’il arrivait second. Pas un merci, rien, il a fait juste demi-tour.
Mais le plus drôle ça a été à une autre exposition ou pour une fois nous avons été un petit peu plus loin que nos deux heures d’autoroute autour de chez nous habituel. Si je ne vais pas plus loin, c’est juste pour une raison logistique, mais apparemment non.
En effet, à peine arrivé sur les lieux, on s’est fait agresser verbalement par un autre éleveur qui nous a dit qu’on n’avait rien à faire là que ce n’était pas notre secteur. Et cette personne ne rigolait pas ! Je vous jure.
J’avoue que j’ai été extrêmement surprise, car je ne savais pas qu’il y avait des régions interdites pour des exposants ou d’autres qui étaient réservés à des exposants. Chacun son secteur et la concurrence sera anéantie …

 

… et sur les rings.

Sur les rings, les handleurs (les personnes qui présentent les chiens) sont parfois tellement décidés à gagner que ça en frise la débilité.
C ‘est récurrent que les handleurs derrière le chien concurrent font en sorte de gêner le chien de devant.
Je ne parle pas d’une personne qui ne voit pas que celui de devant s’arrête et lui fonce dedans de façon non intentionnelle, je parle de la personne qui fait exprès de talonner le chien de devant, pour le déstabiliser, voire lui faire peur.
C’est ce qui m’est arrivé lors d’une nationale d’élevage, je me suis arrêtée net, et j’ai parlé bien fort pour dire à la personne derrière de prendre ses distances à sa troisième tentative de me rentrer dedans. Je savais que la juge, Mme Mach, n’en resterait pas là et effectivement, elle a demandé aux concurrents de s’écarter les une des autres.
J’ai eu le droit à un regard furibond mais à mon espace protégé.
Et rien de s’arrange, les handleurs croient apparemment toujours que leur vie est en jeu lol
expositions canines les comportements inopportuns
expositions canines intérieures

L’ordre de passage en expositions canines

En exposition canine, l’ordre de passage n’est pas décidé par tirage au sort façon loto du samedi soir : il suit simplement le catalogue et les numéros attribués aux chiens.
Le fameux catalogue, sorte de « bible du jour », peut être récupéré au secrétariat si vous l’avez commandé avec vos inscriptions, ou consulté en ligne. Le juge, lui, n’a pas ce précieux document : il n’a sous les yeux que son carnet de jugement avec les numéros des chiens à juger, sans nom ni pedigree ronflant.
Autant dire que votre numéro est tout aussi important que votre chien… voire plus !
Ce numéro peut être :
  • imprimé tranquillement chez vous,
  • récupéré sur place,
  • ou, pour les nostalgiques de la Poste, reçus par courrier (mais c’est devenu du genre collection vintage).
Sans lui, vous êtes un peu comme à la sécu sans ticket : invisible. Le problème, c’est qu’entre l’imprimante qui choisit pile le moment de l’imprimer pour faire grève, le chien qui trouve plus drôle de boulotter votre dossard façon snack improvisé, ou encore le jour où vous réalisez que vous n’avez rien pour l’accrocher… disons que l’aventure commence déjà avant le ring. Prévoyez une pince, une épingle, un élastique… et ayez un plan B au cas où Canichou décide que le papier cartonné, c’est meilleur qu’une oreille de cochon séchée.
Fixez bien votre numéro sur vos vêtements. Le juge n’a aucune envie de jouer à « où est Charlie ? » avec votre dossard.
Sur le ring, l’ordre de passage dépend du sexe, de la classe et du numéro. Généralement, on commence par les mâles, puis les femelles, chacun avançant dans le bon ordre comme des écoliers disciplinés (enfin… normalement).
Soyez prêts : la première impression compte énormément. Donc, pas d’entrée avec un chien en mode promenade dominicale au ralenti. On mise sur une allure vive, dynamique, qui dit clairement « nous sommes prêts ! ». Une fois en place, on passe en « statique » : position debout, adaptée à votre race, et surtout sans gigotage intempestif.
En matière d’organisation, les juges suivent l’ordre des catalogues, groupe par groupe, commençant souvent par les classes les plus jeunes (baby, chiot, jeune, etc.), puis on monte vers les adultes, champions et vétérans. Mais… comme tout serait trop simple sinon, certaines expositions inversent les ordres, et parfois les plus jeunes sont jugés séparément. Suivant les expositions vous serez appelé par un commissaire de ring ou pas donc il convient de rester attentif.
expositions canines nationale d'élevage
expositions canines nationale d'élevage
expositions canines nationale d'élevage

Entrée sur le ring

Dès que vous franchissez le seuil du ring, faites bonne impression : le juge se fait souvent une idée en moins de deux. Alors, prenez votre souffle, soyez attentif comme si vous alliez décrocher le prix du meilleur maître… et mettez votre chien en mode superstar : pas en style promenade en ville à faire du « lèche-vitrine » ou au contraire à filer comme si vous couriez après votre bus mais une petite marche dynamique au trot, à votre gauche, c’est parfait.

Placez vous dans l’ordre des numéros, comme à la parade, et gardez l’œil vif pendant que votre toutou reste bien droit, digne d’un top-modèle. Parlez lui, caressez le, faites lui des compliments : il doit sentir qu’il va briller.

Quand le juge arrive, faites en sorte que votre numéro soit bien en vue pour qu’il ne vous rate pas ! Restez poli et courtois, le juge peut vous demander l’âge de votre chien, mais pas son nom. Ensuite, il passera en revue votre chien de la tête aux pattes, et comparera avec les autres. Chaque juge a sa méthode — certains préfèrent le style « paf, je regarde tout d’un coup » en faisant tourner en rond tous les chiens une première fois et ensuite les examines un à un, d’autres au contraire shunteront le premier tour en passant directement à l’examen individuel — alors, autant être préparé à toutes les surprises.

Et enfin, c’est la grande finale : les chiens tournent en rond, afin que le juge puisse comparer leurs allures. C’est souvent là que se décide la hiérarchie.

Seuls quatre chiens seront retenus et classés, les autres étant invités à quitter le ring.… retour à la maison, avec la tête haute ou non, selon le résultat.

Mais souvenez vous, c’est juste une exposition, alors autant en profiter avec le sourire et quelques caresses supplémentaires pour votre compagnon à quatre pattes.
expositions canines entrée sur le ring
expositions canines entrée sur le ring

Sur le ring

Avant de participer, il est conseillé de visiter une exposition en tant que spectateur pour comprendre le déroulement, les classes et l’organisation, mais je vais vous expliquer aussi au fur et à mesure pour les caniches.
Vous avez inscrit votre chien dans la bonne classe, pour plus d’explications, je vous invite à aller lire Comprendre les expositions canines.
A l’entrée sur le ring, la marche doit être rapide et avec conviction, au petit trot, sans tirer ni renifler, en tenant la laisse souple, le chien toujours du côté du juge, à votre gauche. Laissez un espace entre vous et la personne devant pour garantir la fluidité du cercle.​
Placez vous dans l’ordre des numéros de dossards. En général, le juge se met au centre du ring et demande à tous les participants de réaliser ensemble 1 ou 2 tours de ring, le plus souvent au pas de course : c’est la marche en rond, permettant une première observation des allures et de la ligne du dessus de chaque chien.​
Le juge stoppe ensuite le ou les tours du ring et appelle le premier chien individuellement. Le juge examine en détail chaque chien : dents, testicules, densité du poil, robe, morphologie, etc. Le chien doit rester immobile, droit et détendu, tout en étant attentif.
Il peut donner ses premiers commentaires et demander à nouveau un tour du ring au trot pour départager les concurrents, car ce sont souvent les allures qui font la différence lors du classement final.​


Le juge peut demander à chaque exposant différentes figures :


  • Marche en rond : c’est le déplacement le plus courant. Tous les concurrents tournent ensemble dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, le chien toujours du côté du juge. Cela permet d’observer les allures et la ligne du dessus du chien.​
  • Aller-retour : le présentateur marche en ligne droite, revient par le même chemin. Cela permet au juge de voir le chien de face (aplombs antérieurs) puis de dos (aplombs postérieurs).​
  • Triangle : cette figure illustre la coordination générale. On part face au juge, on tourne à gauche ou à droite selon l’instruction, pour revenir vers lui en diagonale. Elle offre une vision globale du chien de profil, de face et de dos.​
  • Ligne diagonale ou « L » : le juge demande parfois de marcher en diagonale puis de bifurquer, pour évaluer la couverture de terrain du chien sous un autre angle.​
  • Tour individuel complet : consiste à refaire un cercle entier seul afin de confirmer la régularité et la fluidité des allures liées en groupe.​
  • Statique et transition : plus rarement, après une marche, le juge peut exiger un arrêt net et une position debout naturelle, sans réajustement par le présentateur, pour évaluer le maintien et l’équilibre.
expositions canines, sur le ring

quelques trucs et astuces

Portez des vêtements contrastants avec la couleur du chien : une tenue claire pour chien sombre (noir, brun, merle, bleu) et une tenue foncée pour chien clair (blanc, crème, fauve)., en évitant les tissus brillants, paillettes ou couleurs fluorescentes ou tout ce qui attire l’oeil.​
Choisissez des matières souples et respirantes , adaptées à la météo et aux surfaces de sol.
Privilégiez les chaussures légères et antidérapantes avec des semelles souples. Certains appliquent un spray d’adhérence sur leurs semelles avant le passage sur un ring glissant.​ Et si vous n’avez rien sous la main, de coca cola ou de la laque sous les chaussures et les pattes du chien fonctionnent aussi
Fixez votre numéro d’exposant sur le bras gauche avec un clip ou brassard discret mais visible.
Pensez à assortir la laisse à la couleur du poil du chien : cela allonge visuellement la ligne du cou et renforce la silhouette globale. Gardez la laisse derrière les oreilles pour un meilleur contrôle, courte mais sans tension excessive, afin de ne pas casser la ligne du dos ni gêner la silhouette du chien
trucs et astuces de présentation en expositions canines
trucs et astuces de présentation en expositions canines

La classe jeune en exposition canine

La classe jeune en exposition canine concerne les chiens âgés de 9 à 18 mois, période où le chien est encore en phase de croissance et d’adolescence. Le déroulement suit un protocole similaire aux autres classes, mais l’évaluation tient compte de l’immaturité relative des sujets présentés.
Néanmoins, la classe ouverte démarrant à 15 mois, un chien entre 15 et 18 mois peut indifféremment être inscrit en classe jeune ou en classe ouverte, suivant son degré de maturité.
La classe jeune ne permet pas l’accès au CACS, ni au CACIB des classes adultes, mais permets l’accès au CACS-J et au CACIB-J.
Depuis juin 2023, le CACS Jeune (CACS-J) est une récompense officielle attribuée au meilleur jeune de chaque sexe et couleur ayant obtenu au moins « 1er Excellent » et jugé de qualité supérieure. Il n’existe pas de réserve de CACS-J.
Le titre de Champion de France Jeune (CHJ) s’obtient en étant « 1er Excellent » en classe jeune à la Nationale d’Élevage ou au Championnat de France de la Société Centrale Canine.
Le titre de Champion des Expositions Nationales Jeune requiert d’obtenir 3 CACS-J dans des expositions nationales sous trois juges différents.
Pour le Championnat International de Beauté Jeune (CIB-J), il faut cumuler 3 titres de CACIB-J, chacun obtenu sous des juges et dans des pays différents.
L’homologation des titres nécessite la confirmation du chien, le dépôt des données ADN, et parfois d’autres documents et examens selon la race ou le club. Pour le caniche, il est demandé en plus : un Test génétique des yeux PRA-prcd A ou B, l’attestation vétérinaire pour la Luxation rotulienne PL-0 ou PL-1 et le TAN.
C’est qu’ainsi que Ulana est devenue championne jeune des expositions nationales avant de la laisser se mettre en toilettage cordé.
Ulana de Cybèle des Can'Tzu
Ulana de Cybèle des Can'Tzu

Le jugement continue avec l’obtention du cacs.

Les chiens titulaires d’un premier excellent ou un second excellent en classe adulte et intermédiaire doivent rester sur le bord du ring.
Dans toutes les expositions et pour chaque taille, couleur et sexe, le CACS est attribué entre le « 1er Excellent » de la classe intermédiaire et le « 1er Excellent » de la classe ouverte. L’octroi du CACS n’est pas automatiquement lié à l’obtention du « 1er Excellent », le juge peut ne pas donner de CACS.
Le second de la classe du caniche qui a remporté le CACS va concourir contre le « 1er Excellent » de l’autre classe pour l’obtention de la réserve de CACS. Par exemple, si le CACS est attribué à la classe ouverte, le « 2ème Excellent » de la classe ouverte va concourir contre le « 1er Excellent » de la classe intermédiaire pour obtenir (ou non) la R-CACS. Le juge peut ne pas donner de RCACS.
Le tableau donné correspond à un seul sexe, il y aura donc 24 CACS pouvant être potentiellement distribué (mais pas obligatoirement), et autant de RCACS
Les seuls chiens en classe jeune entrant en ligne de compte pour l’octroi du CACS-J de la SCC sont ceux qui ont obtenu au minimum « 1er EXCELLENT » en classe Jeune. Aucune Réserve CACS-J de la SCC ne peut être octroyée.
L’octroi du CACS-V de la SCC pour les vétérans n’est pas automatiquement et obligatoirement lié à l’obtention du « 1er EXCELLENT ». Aucune Réserve CACS-V de la SCC ne peut être octroyée.
Ils auront le titre directement délivré sur le ring lors du jugement individuel.
Les titulaires des CACS-J des classes jeunes et CACS-V des classes vétérans vont attendre la fin du jugement des adultes pour continuer leur sélection.
Les baby et puppy titulaires d’un très prometteur vont également etre rappelés ultérieurement.
exposition canine cacs
exposition canine cacs

 Et avec l’obtention du cacib en exposition internationale.

Les CACS sont donnés pour chaque sexe et chaque couleur mais pour l’obtention du CACIB, pour chaque sexe, le titre est attribué pour un seul chien entre les blanc, marron et noir, un autre CACIB pour les fauves et les gris et un cacib pour les caniches autres couleurs.
Le CACIB mets en concurrence les chiens ayant obtenus le CACS et les chiens de la classe champion qui ont obtenus un 1er excellent.
Par exemple, sur le ring, on peut avoir un « 1er Excellent » en classe champion caniche noir, un CACS en caniche blanc, un CACS en caniche marron : seul un de ces chiens aura le CACIB.
Une fois le CACIB délivré, le second dans la classe du chien sélectionné rentre en piste pour concourir avec les autres chiens restant sur le ring pour l’obtention de la réserve-CACIB.
Dans notre exemple, si le caniche blanc obtient le CACIB, la RCACS en caniche blanc rentre sur le ring pour être confronté avec le champion caniche noir et le CACS du caniche marron.
cacib pour les caniches
cacib pour les caniches

 Le meilleur de race

Les juges désignent les vainqueurs en fonction de la façon dont ils estiment que chaque chien se rapproche de l’idéal décrit par le standard. La prestation du chien le jour de l’expo joue aussi un rôle essentiel, car un chien peut être en meilleure forme certains jours que d’autres. De plus, c’est en partie subjectif : chaque juge applique sa propre lecture du standard et donne son opinion sur le meilleur chien parmi ceux présents ce jour‑là. D’un juge à l’autre, l’interprétation du standard peut varier, certains accordant plus de poids à certains critères qu’à d’autres.
En exposition internationale FCI, accèdent à la compétition pour le BOB :
  • Le meilleur jeune mâle et la meilleure jeune femelle (JBOB), s’ils ont obtenu au moins « Excellent ».
  • Le mâle titulaire du CACIB et la femelle titulaire du CACIB (classe intermédiaire, ouverte, travail, champion, etc.).
  • Le meilleur vétéran mâle et la meilleure vétéran femelle, notés « Excellent ».
En exposition nationale FCI, accèdent à la compétition pour le BOB :
  • Le meilleur jeune mâle et la meilleure jeune femelle (JBOB), s’ils ont obtenu au moins « Excellent ».
  • Le mâle et la femelle titulaires du CACS (classe intermédiaire, ouverte, travail)
  • Le meilleur vétéran mâle et la meilleure vétéran femelle, notés « Excellent ».
  • Le meilleur champion mâle et le meilleur champion femelle
Le meilleur de race en caniche suit la logique des CACIB : pour chaque taille, mais tous les sexes réunis, un meilleur de race est décerné pour les blanc-noir-marron confondus, un meilleur de race pour les fauves et les gris et un meilleur de race pour les autres couleurs.
Le juge peut également choisir de décerné un BOS (Best Opposite Sexe) honorifique pour le meilleur caniche du sexe opposé.
Hermione championnat de France, meilleur de race

Les rings d’honneur  : BOG, BIS

Dans une exposition canine, le ring d’honneur est « la finale » où défilent les chiens sélectionnés de la journée, toutes races confondues, pour le Meilleur de Groupe (BOG = Best Of Group), le meilleur de l’exposition (BIS =Best in Show), mais pas que …
La répartition en groupes est la suivante :
• 1er groupe : Chiens de Berger et de Bouvier (sauf Chiens de Bouvier Suisses)
• 2 ème groupe : Chiens de Type Pinscher et Schnauzer – Molossoïdes – Chiens de Montagne et de Bouvier Suisses
• 3ème groupe : Terriers
• 4ème groupe : Teckels
• 5ème groupe : Chiens de Type Spitz et de Type Primitif
• 6ème groupe : Chiens Courants, Chiens de Recherche au Sang et Races Apparentées
• 7ème groupe : Chiens d’Arrêt
• 8ème groupe : Chiens Rapporteurs de Gibier, Chiens Leveurs de Gibier et Chiens d’Eau
• 9ème groupe : Chiens d’Agrément et de Compagnie
• 10ème groupe : Lévriers
• 11ème groupe : Non FCI
Chaque meilleur de race de chaque groupe est invité à se présenter dans un ring de préparation pour pouvoir accéder au ring d’honneur.
Pour chaque groupe , les chiens sont jugés par un seul juge, lequel sera désigné à l’avance.
Afin de rendre le déroulement des finales dans le ring d’honneur plus efficace, le juge doit préjuger les sujets avant leur entrée dans le ring d’honneur. De la sorte, une fois dans ce ring, il peut désigner rapidement les demi-finalistes ou finalistes qui nécessitent un examen plus approfondi.
Les chiens qualifiés entrent en file sur le grand ring, font un ou deux tours de piste au trot en cercle (chien à gauche du handler) pour une première vue d’ensemble, puis se placent en statique en ligne face au juge ; celui ci garde quelques finalistes pour un examen approfondi. Les autres finalistes quittent le ring. Le juge demande alors un aller-retour aux demi-finalistes pour étudier les allures.
Les meilleurs refont un tour de ring puis le juge désigne les 3-4 premiers qui montent sur le podium immédiat avec rosettes, coupes et annonces au micro, si possible avec beaucoup de folklore. Les autres quittent le ring gentiment.
Pour le meilleur chien de l’exposition, le processus recommence avec les 11 meilleurs chiens, et les 3 premiers chiens de l’exposition montent sur le podium. Clap de fin sous les applaudissements.
meilleur de groupe, best in show
meilleur de groupe, best in show

Les rings d’honneur  : Les autres Best avec chiens classés en ring uniquement

Pour être inscrit dans ces groupes, les chiens doivent également concourir à titre individuel, dans l’une des classes obligatoires : seuls les chiens déjà jugés et titrés sur leur ring de race peuvent y entrer.
Sur d’autres rings pour d’autres best, tous les chiens, même non classés, peuvent y accéder : nous le verront la semaine prochaine
Le ring des baby : Le « Meilleur Baby » du ring d’honneur est choisi parmi les chiots qui ont été engagés en classe Baby (4 mois à moins de 6 mois) et qui ont déjà été désignés meilleurs Baby de leur race sur le ring de jugement. Dans certaines expositions, tous les bébés ayant obtenus un Très Prometteur peuvent y accéder. Les baby sont jugés ensemble toutes races confondues, sans les différencier par groupe FCI.
Le ring des Puppy : Ce ring concerne les chiots de 6 mois à 9 mois selon le même principe que les baby.
Les meilleurs baby et puppy permettent de promouvoir les jeunes talents, sans jugement sur les qualités futures puisque celles ci dépendront du développement du chiot.
Le ring des vétérans sert à honorer et évaluer les chiens âgés (généralement 8 ans et plus), primés comme Meilleurs Vétérans de leur race, en mettant en valeur leur longévité, leur conservation morphologique et leur excellente condition physique malgré l’âge.
Le ring des vénérables est une variante honorifique du ring des Vétérans dans certaines expositions canines françaises (souvent national d’élevage ou régionales d’élevage), dédiée aux chiens très âgés (généralement 10 ans et plus), primés comme Meilleurs Vétérans de race.
Le ring des champions est réservée aux chiens déjà titrés Champions Nationaux ou Champions Internationaux de Beauté FCI (15 mois minimum), issue des classes Champion sur leurs ring de race. Il met en lumière l’excellence génétique et l’entretien sur la durée des champions : type racial irréprochable, condition physique optimale, présentation impeccable.
Le ring des jeunes valorise les jeunes sujets prometteurs âgés de 9 à 18 mois , déjà primés comme Meilleurs Jeunes de leur race sur le ring de jugement. Le jugement sur le ring d’honneur se fait tout groupe confondu ou bien (comme pour les adultes) groupe FCI par groupe FCI, en les positionnant juste avant le ring des adultes.
Ainsi, certains jeunes, vétérans ou champions, qui ont également été sélectionnés en tant que meilleur de race, vont se présenter sur le ring des jeunes, vétérans ou champions, mais également sur le ring de leur groupe FCI pour concourir avec les autres adultes.
meilleur jeune
meilleur jeune
Best in show
Meilleur vétéran

Les rings d’honneur : Les autres Best avec des chiens pas forcément classés en ring

Après avoir vu les meilleurs « individuels » sur le ring d’honneur, il y a les classes spéciales où plusieurs chiens vont participer. Ils sont jugés ensemble, comme une unité et non comme des individus isolés.

 

  • Les meutes : les chiens de compagnie ne sont pas concernés
Une meute est composée d’au moins 6 chiens de même race (et même variété), sans distinction de sexe, appartenant au même propriétaire.
Elle concerne uniquement certaines races utilisées à la chasse : chiens courants, terriers et teckels, soumis à épreuves de travail.
Dans bien des règlements, au moins 3 chiens sur les 6 doivent être en classe Travail ou l’équipage doit disposer d’une attestation de meute délivrée par l’administration (DDA, équipage reconnu).

 

  • Les couples et paires :
Deux chiens de même race/variété appartenant au même propriétaire, présentés par un seul Handler, sont jugés sur leur homogénéité, soit en paire (chiens de même sexe), soit en couple (chiens de sexe différent avec un dimorphisme sexuel recherché)

 

  • Le lot d’affixe
Un lot d’affixe est un ensemble de 3 à 5 chiens de même race (ou même variété), tous nés sous le même affixe FCI, de préférence présenté par le même handleur si cela est possible. Les chiens peuvent être de propriétaires différents.
Jugé sur l’uniformité, il prouve l’homogénéité de production d’un élevage, sur plusieurs sujets, voire sur plusieurs générations au sein d’un même affixe LOF.

 

  • Le lot de reproducteur
Le lot de reproducteur est composé d’un reproducteur (mâle ou femelle), présenté avec 3 à 5 de ses descendants directs (fils ou filles), de même race et variété, pouvant appartenir à différents propriétaires. Le géniteur doit être Excellent ou Très Bon sur son ring de race.
Les descendants doivent refléter les qualités phénotypiques du parent, prouvant ainsi sa capacité à fixer ses qualités raciales sur la génération suivante.
Souvent, un handler conduit le reproducteur et un autre ses descendants mais en cas de grande race, chaque chien peut être conduit individuellement.
en photo : dans l’ordre paire, couple, lot d’affixe à 3 , lot d’affixe à 4 en ring et podium, et lot de reproducteur au CGA.
Notre lot de reproducteur et d’affixe sont les premiers depuis la création du standard de la race … et oui, j’en suis fière.
meilleur de groupe, best in show
couple de caniches cordés
meilleur lot d'affixe
couple de caniches cordés